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Complications de la thérapie intraveineuse : un problème grave sous-estimé

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La mise en place d'un cathéter veineux périphérique est l'une des procédures invasives les plus fréquentes dans les hôpitaux. En effet, au moins un cathéter veineux est posé chez 90% des patients hospitalisés.

En collaboration avec Becton Dickinson - 17 juin 2021

Plusieurs tentatives de pose sont très souvent nécessaires ET 35 à 50% des cathéters veineux périphériques doivent être retirés précocément et remplacés suite à des complications telles qu'une obstruction, une phlébite, un détachement (accidentel) ou une infection liée au cathéter. Ces tentatives de pose répétées et complications provoquent chez le patient des douleurs et désagréments inutiles, alourdissent la charge de travail du personnel, peuvent allonger la durée d'hospitalisation et augmentent les coûts pour l'hôpital. Une politique de gestion des accès vasculaires peu développée engendre également d'autres conséquences qui peuvent avoir un impact majeur sur les structures hospitalières. Notons par exemple l'augmentation du risque d'exposition au sang pour le personnel soignant, ou encore l'augmentation du risque de septicémie qui peut entrainer le décès du patient dans un cas sur quatre.

Mieux vaut prévenir que guérir

Bon nombre de complications peuvent être évitées grâce à une meilleure politique de gestion de l'accès vasculaire. Celle-ci débute par une approche proactive qui analyse et optimise toutes les étapes de la thérapie intraveineuse. Ces étapes comprennent notamment le choix du type de cathéter adéquat en fonction du patient et du traitement, la désinfection optimale de la peau, la pose (éventuellement à l'aide de l'échographie afin de faciliter la localisation et la ponction des veines) et la fixation correcte du cathéter, l'administration du traitement intraveineux via un connecteur sans aiguille et le rinçage correct et en temps voulu du cathéter à l'aide d'une seringue de solution saline préremplie. BD, un des plus grands fabricants de matériel médical à travers le monde, a développé à cet effet une solution axée autour de cette approche proactive : "BD Signature Solutions".

Dans un premier temps, cette solution a pour but de procéder à des observations ciblées des pratiques en matière d'accès vasculaire au sein de l'hôpital. Dans un second temps, cette solution propose des recommandations adaptées à chaque institution sur base de ces observations et des bonnes pratiques cliniques. L'accompagnement dans le processus de changement, ainsi que les formations théoriques et pratiques nécessaires font également partie intégrante du projet. Quelques mois plus tard, une deuxième analyse peut être réalisée afin de mesurer l'impact des optimisations et de consolider la politique de gestion de l'accès vasculaire. Les hôpitaux qui ont mis en oeuvre des recommandations du programme BD Signature Solutions ont pu constater une diminution des complications liées aux accès vasculaires, une augmentation de la satisfaction des patients ainsi que des économies de coûts pour l'institution.

Pour en savoir plus : https://www.bd.com/fr-be

Comment améliorer les soins vasculaires périphériques ?

Lors d'une étude randomisée, contrôlée, de grande envergure*, des chercheurs de l'université de Poitiers et du CHU de Poitiers ont évalué deux aspects de la gestion des accès vasculaires périphériques. Ils ont, d'une part, comparé l'utilisation d'une solution intégrée de BD comprenant un cathéter périphérique, des connecteurs sans aiguille et des seringues de rinçage préremplies stériles avec celle d'une solution standard. Lors de l'utilisation de la solution intégrée, le risque d'obstruction et de détachement du cathéter était plus faible, tandis que les seringues de rinçage préremplies stériles ont réduit le risque de septicémie associée au cathéter. D'autre part, ils ont évalué l'efficacité de deux désinfectants cutanés dans la prévention descomplications liées au cathéter. La désinfection à l'aide d'une solution de 2 % de chlorhexidine (CHG) et 70 % d'alcool isopropylique, plutôt que de 5 % de povidone iodée (PVI) et 69 % d'éthanol, a fait tomber le risque d'infection de 16,9 % à 0,9 %.

*Jérémy Guenezan e.a., "Chlorhexidine plus alcohol versus povidone iodine plus alcohol,combined or not with innovative devices (...)" The Lancet Infectious Diseases, 1 février 2021.https://doi.org/10.1016/ S1473-3099(20)30738-6

jM Hospitals Information Services est une division de Roularta HealthCare. Avec jM Hospitals Information Services,les organisations peuvent partager leurs points de vue, stratégies et solutions avec la communauté des lecteurs du jM Hospitals.La rédaction décline toute responsabilité quant au contenu de cette rubrique. Rédaction : Roularta HealthCare.

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