Les homéopathes favorables à l'instauration de critères pour les médecines alternatives
L'Unio Homoeopathica Belgica (UHB) est favorable à la proposition de la ministre fédérale de la Santé publique Laurette Onkelinx (PS) visant la définition de critères professionnels auxquels les praticiens de médecines alternatives devraient satisfaire.
L'UHB demande ainsi qu'une formation professionnelle internationalement reconnue soit rendue obligatoire pour recevoir le titre de médecin-homéopathe.
L'Unio Homoeopathica Belgica, l'union professionnelle belge des médecins homéopathes, des dentistes homéopathes et des vétérinaires homéopathes, réagissent positivement à la proposition de la ministre de la Santé publique. Laurette Onkelinx veut définir des critères afin de délivrer un titre professionnel aux ostéopathes, chiropracteurs ou homéopathes notamment.
"Nous soutenons cette demande car elle permettrait de mieux assurer la sécurité du patient", déclare le Dr Léon Scheepers, président de l'Unio Homeoepathica. "L'homéopathie doit être une pratique exercée par des médecins. Instaurer ce type de critères va dans le bon sens. Pour nous, il serait aussi nécessaire de reconnaître l'homéopathie en tant que formation complémentaire, au même titre que la médecine du sport par exemple" ajoute-t-il.
Dans un rapport, le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) s'était montré critique envers l'homéopathie et ses résultats. L'Unio Homoeopathica souligne que les médecins homéopathes prescrivent beaucoup moins d'antibiotiques que les autres médecins et remplissent de cette manière le souhait des autorités fédérales de faire baisser le volume d'antibiotiques prescrit en Belgique.