Le Conseil de la Jeunesse veut la fin des distributeurs de snacks et sodas dans les écoles
Après l'appel lancé par les Nations unies à taxer la malbouffe, le Conseil de la Jeunesse s'est prononcé jeudi en faveur de la suppression pure et simple de ce type d'aliments dans les écoles au profit d'une alimentation saine. Dans un communiqué, cet organe, qui représente les jeunes en Communauté française, affirme vouloir "réfléchir à une alternative attrayante aux distributeurs automatiques de +junk food+ présents dans les écoles et les centres sportifs".
Il souhaite à cette fin proposer dans un premier temps à une série d'écoles-pilotes de l'enseignement fondamental et secondaire de remplacer les distributeurs de snacks, sodas et autres chips par des distributeurs ou des échoppes proposant des produits sains et issus de la production locale ou équitable, "tout en veillant à offrir ces produits à un prix démocratique", insiste le Conseil.
Dans un deuxième temps, il entend proposer que les cantines scolaires proposent des produits issus des productions locales (légumes, fruits, viandes).
Dans son communiqué, le Conseil se félicite également de l'étude rédigée par le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation, le Belge Olivier De Schutter, sur le laxisme des gouvernements des gouvernements, l'irresponsabilité de l'industrie agro-alimentaire en matière d'éducation à la santé et l'opportunité d'imposer une taxe à la malbouffe.
"Ce rapport accablant ne fait que renforcer la position du Conseil sur cette problématique de santé publique qui touche tout spécialement les jeunes", conclut le communiqué.