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Les médecins spécialistes diplômés fuient la Belgique

Les demandes d'attestation adressées au ministère de la Santé par des diplômés belges en médecine continuent d'être très importantes. Le nombre de médecins belges, surtout spécialistes, qui souhaitent quitter le pays est stable mais important. Les médecins étrangers désirant s'établir chez nous sont moins nombreux en médecine spécialisée. L'Absym avertit : Si les gestionnaires hospitaliers veulent supprimer le numerus clausus pour provoquer une pléthore et diminuer les prétentions financières des médecins, ils se trompent. Les spécialistes seront encore plus séduits par l'étranger.

12 mars 2012

Les MG candidats à l'émigration ne sont pas légion : 34 demandes d'attestations ad hoc ont atterri au ministère de la Santé, contre 29 l'an passé et 34 également en 2008. La fuite des MG est donc modérée et stable.
Stable est aussi hélas, le chiffre important de spécialistes qui désirent s'expatrier : 254 en 2011 contre 184 l'an passé et 281 en 2008. S'ajoutent cette année 196 demandes émanant des " diplômés de base ".
Ces chiffres confirment, surtout côté francophone semble-t-il, l'attractivité de l'étranger en la matière.

A contrario, le nombre de médecins étrangers qui souhaitent s'établir chez nous a plus que doublé l'an passé, passant de 101 à 210. Ils n'équilibrent toutefois pas les départs.

"Afin de garder les diplômés coûteusement formés en Belgique, la seule voie consiste dans une amélioration des conditions de travail des spécialistes tentés actuellement par de meilleures conditions à l'étranger. Cela invalide le raisonnement de certains gestionnaires d'hôpitaux préconisant la fin du numerus clausus pour provoquer une pléthore qui pourrait diminuer les prétentions des spécialistes hospitaliers. Cela augmentera simplement la fuite de spécialistes formés à grands frais."

Le phénomène s'explique aisément : les facultés de médecine francophones forment de bons médecins. Cela se sait. Et ils trouvent facilement un job à l'étranger. Le raisonnement de Marc Moens, président de l'Absym, est le suivant : la qualité de la formation permettra toujours aux Sp de trouver une échappatoire. Moens espère que les autorités ne font pas le calcul inverse : espérer que la pléthore d'étudiants en médecine (surtout au sud) ne provoque une baisse de la qualité de la formation et force ces diplômés dédaignés à rester en Belgique "à n'importe quel prix".

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