Un essai clinique européen sur l'hypothermie thérapeutique pour soigner les AVC
Une soixantaine d'universités et d'hôpitaux à travers 25 pays de l'Union européenne, dont la Belgique, vont participer à un essai clinique sur le traitement de victimes d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) avec de l'hypothermie légère. L'UE a mis près de 11 millions d'euros à la disposition des institutions participantes à cette étude baptisée EUROHYP-1, a annoncé lundi le Dr. Malcom Macleod, responsable de la communication scientifique du projet, lors d'une conférence de presse. L'AVC est la plus grande cause de mortalité après l'ischémie myocardique dans le monde industrialisé.
"Tous les jours, 1.000 Européens meurent d'AVC -c'est à dire un toutes les 90 secondes- et environ le double de ce nombre survit, mais devient handicapé. Nous estimons que l'hypothermie peut améliorer l'issue pour plus 40.000 Européens tous les ans" a expliqué le Dr. Macleod.
L'hypothermie thérapeutique est déjà employée de manière efficace pour réduire les lésions ischémiques du cerveau à la suite d'arrêts cardiaques et d'accidents de naissance.
L'objectif de l'étude EUROHYP-1 sera de traiter avec de l'hypothermie légère quelque 1.500 volontaires victimes d'AVC. "La difficulté présente est de recruter en peu de temps 1.500 patients atteints d'AVC ischémique aigu, avec un accent particulier sur ceux qui n'ont pas actuellement accès à un traitement véritablement efficace et qui présentent une réaction limitée aux interventions classiques", a expliqué le Dr Stefan Schwab, coordinateur du projet.
Si les bienfaits attendus du traitement sont confirmés par l'essai clinique, la procédure sera déployée à travers l'Europe et pourrait profiter à des centaines de milliers de patients par an.