"Impliquer davantage les acteurs du système"
Le KCE estime que ses études "n'auront que peu d'impacts si leurs résultats ne prennent pas suffisamment en compte les réalités du terrain." C'est la raison pour laquelle le KCE souhaite "impliquer encore plus systématiquement ceux qui sont directement concernés par son travail, c'est-à-dire les stakeholders". C'est le leitmotiv du rapport annuel 2011.
Tout en voulant éviter des avis " démocratiques ", simple émanation de toutes les parties prenantes, le KCE souhaite davantage inviter les acteurs des soins de santé.
Son directeur général, Raf Mertens, s'explique : "La consultation des patients est une idée assez neuve chez nous. En Belgique, nous n'avons pas les moyens de mettre en place des processus aussi complexes. Néanmoins, nous sommes conscients que nous devrons, à l'avenir, aller beaucoup plus loin que ce que nous faisons à l'heure actuelle."
Par stakeholders, le KCE entend essentiellement "les décideurs politiques, les décideurs techniques /administratifs (Inami, services publics fédéraux), les mutualités, les prestataires de soins et leurs associations représentatives, l'industrie médico-pharmaceutique, les patients et les citoyens-patients et les médias".
Dans le dernier rapport annuel du KCE, les ministres Onkelinx (Fédéral), Tillieux (Wallonie), Vandeurzen (Région flamande) soutiennent l'initiative.
Le plus difficile est évidemment la représentation des patients (n'étant pas une profession en soi, on préfère parler de citoyens-patients). Mais les associations de patients tissent leur toile.