Pour Laurette Onkelinx, la liberté thérapeutique des médecins est respectée
La ministre de la Santé publique (PS), Laurette Onkelinx, a indiqué mercredi à l'agence Belga que la liberté thérapeutique des médecins est respectée par les nouvelles mesures d'économies en vigueur. Elle réagit ainsi aux critiques formulées par l'Association Belge des Syndicats Médicaux (Absym) et par l'Association Pharmaceutique Belge (APB). Mercredi, l'Absym et l'APB ont émis plusieurs critiques à l'encontre de la politique d'économies menée par la ministre Onkelinx.
Une des mesures de ce plan sera l'obligation faite aux pharmaciens de délivrer l'un des antibiotiques ou des antimycosiques les moins chers en cas de traitement aigu, même si le médecin a prescrit une marque précise, et ce à partir du 1er mai. "En dehors des traitements antibiotiques et antimycosiques, le pharmacien suivra à la lettre la prescription du médecin", souligne la ministre.
Laurette Onkelinx tient également à préciser que le patient "ne court aucun risque pour sa santé, étant donné que le médecin peut toujours faire valoir une objection thérapeutique et imposer une marque précise de médicament". "La liberté thérapeutique des médecins est donc respectée", indique le cabinet de la ministre. Laurette Onkelinx ajoute que l'obligation faite aux pharmaciens ne concerne que les traitements aigus, et pas les traitements chroniques.
De plus, la ministre indique que cette obligation existe dans la plupart des autres pays européens avec des conditions souvent plus restrictives.
"Ces mesures ont été discutées et approuvées en commission médico-mutualiste, où l'Absym est présente", ajoute le cabinet de Laurette Onkelinx.