Les plans d'économie inquiètent les gynécologues
Les gynécologues s'inquiètent des plans de réduction de coûts envisagés par le gouvernement. Celui-ci envisage de ne plus rembourser qu'un frottis tous les 3 ans plutôt que tous les 2 ans comme c'est le cas actuellement. Johan Van Wiemeersch, président de l'association flamande de gynécologie et d'obstétrique (VVOG) craint que les femmes ajournent de ce fait leur examen "avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir", explique-t-il dans l'édition néerlandophone du Jdm.
Le Dr Van Wiemeersch insiste sur l'importance d'un contrôle annuel. "Il n'y a pas seulement que le frottis, les patientes n'en sont pas toujours conscientes. La contraception, le dépistage et le traitement de maladies sexuellement transmissibles, l'échange d'informations actualisées sur le traitement de la post-ménopause et sur le dépistage du cancer du sein sont quelques exemples qui illustrent l'importance de l'examen annuel".
Les gynécologues proposent d'aller chercher l'argent nécessaire aux économies dans certaines sous-spécialisations en matière de fertilité: en abaissant, par exemple, l'âge limite pour les inséminations intra-utérines (IUI) et les fécondations in-vitro (FIV) de respectivement 45 à 41 ans, et de 42 à 41 ans.
La VVOG appelle à un débat serein.