Un laboratoire médical mobile belge pour la recherche d'agents infectieux
Le ministère de la Défense a déployé durant trois jours à Rienne (province de Namur) un laboratoire mobile d'identification rapide d'agents infectieux, qui pourrait être utilisé lors de crises humanitaires dans le Tiers Monde, a indiqué mercredi son promoteur. Ce projet est le résultat d'un partenariat entre la Défense - en la personne du colonel médecin Jean-Luc Gala - et l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL). Il repose sur le déploiement d'un prototype et des tests d'identification rapide déjà menés avec succès sur des patients contagieux à Kananga (centre de la République démocratique du Congo) en 2009.
Dépendant du "Centre des technologies moléculaires appliquées" (CTMA), ce laboratoire s'est installé de mardi à jeudi à Rienne, en Ardenne, pour, dans des conditions réelles, collecter des échantillons d'agents infectieux, les analyser et transmettre par satellite les résultats des analyses à un échelon supérieur.
"L'objectif est de valider les nouveaux protocoles d'identification génétique rapide sur le terrain - dont la recherche de Bacillus anthracis - et de tester, en partenariat avec SES Techcom Luxembourg, la transmission des résultats vers des centres de crise factices à Luxembourg et à Bruxelles", a expliqué le colonel Gala, qui est aussi professeur à l'UCL.
La plate-forme est ainsi en mesure de poser des diagnostics rapides et spécifiques tant à des fins civiles que militaires. Elle peut détecter des virus mortels, comme ceux responsables des maladies d'Ebola et de la variole du singe (Monkeypox).
Ce laboratoire, qui a reçu l'appui du ministre de la Défense, Pieter De Crem, pourrait se déployer à nouveau à l'avenir à Kindu (est de la RDC).