La lutte contre le dopage enfin lancée à Bruxelles
Dans quelques semaines, les sportifs bruxellois pourront être soumis aux mêmes dispositions de contrôles antidopage que leurs collègues flamands et wallons. La Commission communautaire commune (compétente pour les matières personnalisables bilingues) vient en effet d'adopter une ordonnance rendant possible des tests de dépistage sur tous les terrains bruxellois, rapporte mercredi La Capitale. La nouvelle disposition devrait entrer en vigueur avant le début des Jeux olympiques de Londres.
Jusqu'à présent, la Commission communautaire commune, qui s'occupe des matières de santé et de prévention à Bruxelles, n'avait pas le pouvoir de procéder à ce type d'analyse, même si une ordonnance de 2007 interdisait formellement le dopage en Région bruxelloise.
Selon le nouveau texte, qui doit être approuvé en assemblée le 25 mai prochain, les pouvoirs publics bruxellois pourront demander des contrôles antidopage lors de n'importe quelle compétition sportive organisée sur leur territoire. En revanche, les tests en eux-mêmes seront exécutés par des inspecteurs des communautés flamande ou wallonne.
Les sportifs seront classés en quatre catégories selon le degré de risque de dopage. Dans la première catégorie se trouvent les cyclistes et les athlètes qui pratiquent une discipline dépassant les 3.000 mètres. L'athlétisme, l'escrime, la boxe ou encore l'haltérophilie sont intégrées dans la deuxième catégorie. Viennent ensuite les sports d'équipe et d'adresse.
Les sportifs bruxellois des deux premières catégories auront par ailleurs une obligation de localisation.
L'ordonnance est co-signée par les ministres bruxellois Guy Vanhengel (Open Vld) et Benoît Cerexhe (cdH).