Le 28 mai, dix ans de l'euthanasie
Dix ans après la loi dépénalisant partiellement l'euthanasie, la polémique n'est pas complètement éteinte. PS et cdH s'étripent encore. Et le doute n'assaille pas vraiment ceux qui veulent élargir le champ de la loi aux déments et aux mineurs. A contrario, dans certains hôpitaux, il est toujours impossible de trouver un médecin prêt à vous faire passer de l'autre côté du miroir. Enfin, la Flandre pourtant plus catholique, semble s'être ralliée davantage à cette " possibilité ".
Datant du 28 mai 2002, la loi belge sur l'euthanasie continue à poser question. Alors que son co-auteur, Philippe Mahoux, parle d'une avancée extrêmement importante, et au moment où certains souhaitent un élargissement de son champ d'application, d'autres voix s'élèvent pour la critiquer et dénoncer les dangers d'une banalisation.
Le fait que cette commission n'a jamais transmis un seul dossier au parquet, tout en précisant, dans ses rapports réguliers aux chambres législatives, qu'elle " n'a pas la possibilité d'évaluer la proportion du nombre d'euthanasies déclarées par rapport au nombre d'euthanasies réellement pratiquées, " est interprété de manière toute différente par le Pr Etienne Montero, président de l'Institut européen de bioéthique (IEB). Il y voit un aveu d'impuissance et la preuve que l'euthanasie n'est pas sous contrôle.