Les médecins militaires ne quitteront pas prématurément l'armée
Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a autorisé cette année 1.118 militaires - soit un peu moins que le nombre initialement envisagé - à quitter prématurément l'armée, qui doit réduire ses effectifs à 32.000 personnes d'ici 2015, a-t-il indiqué en réponse à une question parlementaire. Mais les médecins et dentistes militaires sont considérés comme trop des fonctions trop critiques pour bénéficier de cette mesure.
M. De Crem a accordé en 2012 une "suspension volontaire de prestations" (SVP, une mesure qui permet un départ anticipé à moins de cinq ans de la mise normale à la retraite) à 1.118 militaires, dont 44 officiers, 490 sous-officiers et 584 volontaires.
1.191 demandes de SVP avaient été introduites, a-t-il précisé en réponse à une question écrite du député Philippe Blanchart (PS).
M. De Crem (CD&V) avait annoncl'an dernier d'autoriser 1.350 militaires à quitter prématurément l'armée en 2012.
Les militaires occupant 56 fonctions considérées comme "critiques" (médecin, dentiste, pharmacien, pilote, technicien dans une série de spécialités, ...) sont toutefois exclus du bénéfice de cette mesure.
Cette disposition autorise un militaire à moins de cinq ans de sa pension à quitter la Défense à sa propre demande en percevant 75% de son dernier traitement brut, quelle que soit la catégorie à laquelle il appartienne (volontaire, sous-officier ou officier).