Près de 8.000 femmes se sont fait retirer leurs prothèses PIP
Près de 8.000 femmes ont bénéficié en France d'un retrait de prothèses mammaires PIP au gel de silicone frelaté, au centre d'un scandale sanitaire mondial, selon un bilan fin avril diffusé lundi par l'agence des produits de santé (Ansm).
Fin avril, 7.868 femmes s'étaient fait retirer leurs prothèses dont 5.257 à titre préventif, a indiqué l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm).
"Un total de 48 cas d'adénocarcinomes mammaires (cancers) ont été déclarés à l'agence chez des femmes porteuses de PIP", soit trois cas de plus qu'à la fin mars, a précisé cet organisme.
Selon les autorités sanitaires françaises, il n'y a pas de preuve d'un accroissement des risques de cancer pour les femmes porteuses de prothèses PIP. Mais ces implants, remplis d'un gel de silicone frelaté, présentaient un taux de rupture très supérieur à la moyenne.
On estime que 30.000 femmes en France sont porteuses de prothèses mammaires en silicone de cette société, Poly Implant Prothèse (PIP), qui était basée dans le sud de la France. Le gouvernement a recommandé à ces femmes de se faire retirer ces prothèses.
L'"explantation préventive reste recommandée compte tenu de la fréquence et de la précocité des événements indésirables observés anormalement chez les porteuses d'implants PIP", souligne l'Ansm.
Les prothèses étaient fabriquées en France par cette société qui a fait faillite en 2010, mais 84% d'entre elles partaient à l'exportation, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne. De 400.000 à 500.000 femmes seraient porteuses d'implants PIP dans le monde.