"La levée du numerus clausus ne résoudra rien"
8.200 MG actifs ("un peu moins que les 18.000 retenus pour la convention"), ce n'est pas une pénurie qui prescrit la suppression du numerus clausus. Telle est la réponse du SVH (syndicat des MG flamands) à Laurette Onkelinx.
Devant la pénurie de MG qui se profile, et armée d'un rapport ad hoc de l'Inami, Laurette Onkelinx propose au " Soir " de supprimer le numerus clausus. La ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx, craint en effet "une grave pénurie" et estime aujourd'hui que le numerus clausus n'a plus de raison d'être. Elle a demandé à la Commission de planification de l'offre médicale, qui édicte les quotas, de lui faire des propositions pour la rentrée.
Réponse du SVH : " 8.200 MG, ce n'est pas une pénurie et le NC ne résoudra rien. Au contraire, la levée du NC va nourir de nouvelles cohortes de spécialistes. Ceux-ci vont nidifier (sic) encore davantage dans la première ligne et drainer le travail des MG hors de la pratique de médecine générale. Ce qu'il faut, c'est une véritable revalorisation de la médecine générale ! ".
Car il faudra motiver réellement les étudiants en médecine à embrasser la médecine générale, estime le SVH. " La valeur ajoutée de la médecine générale comme fournisseur de soins de santé de base n'est plus à démontrer. "
Mais pour convaincre les jeunes confrères, il faut revaloriser l'image de la médecine générale comme c'est le cas aux Pays-Bas. Et non " les dégrader comme scribe d'attestations ".
Un échelonnement strict des soins fait partie de la solution pour le SVH. L'autre solution passe par un encadrement qui puisse créer un environnement de travail propice au temps libre.
Pour ce faire, le SVH plaide pour la reconnaissance du syndicalisme médical et un vrai pouvoir offert aux MG dans la concertation (sous-entendu : la possibilité de siéger à l'Inami comme syndicat mono-MG).