MR : "Nous resterons fermes sur les chambres uniques"
La suppression des suppléments d'honoraire dans les chambres communes et à deux lits fait partie de l'accord de gouvernement, souligne le MR Daniel Bacquelaine. Mais cette suppression était le corollaire de " l'approfondissement " des relations gestionnaires/médecins hospitaliers vers plus de transparence. " Nous serons inflexibles sur le maintien de suppléments d'honoraire en chambre unique : ils sont le dernier socle du système conventionnel et leur suppression mettrait en péril le financement hospitalier ".
La ministre Onkelinx a déclaré lundi qu'elle allait déposer un projet de loi interdisant les suppléments d'honoraires en chambres communes et à deux lits pour les médecins NON-conventionnés. Soutenue en cela notamment par les Mutualités chrétiennes, la ministre brandit l'avancée sociale que constitue cette mesure. Assez de surenchère indécente sur les suppléments, indique-t-elle. La majorité des hôpitaux qui ne les pratiquent plus considèrent comme injuste que quelques autres continuent à les pratiquer.
Sont visés, essentiellement le Chirec sur plusieurs sites, Iris Sud et certaines antennes du Centre hospitalier chrétien (à Liège et à Verviers). Dans tout le pays, 16 sites généraux et deux hôpitaux psychiatriques - pratiquent encore ce type de suppléments.
Accord de gouvernement
L'Absym a déjà déclaré (lire Jdm n°2245) qu'elle utiliserait toutes les voies de droit pour que cela ne se réalise pas tout en admettant que pratiquement aucun parti ne la soutiendra à l'exception du MR.
Justement, le Mouvement réformateur, par la voie de Daniel Bacquelaine a expliqué au Jdm que ladite suppression des suppléments d'honoraires fait partie de l'accord de gouvernement. Le MR y est donc tenu. Toutefois, cet accord mentionne comme contrepartie l'amélioration des relations entre gestionnaires hospitaliers et médecins hospitaliers dans le sens de plus de transparence. " Tout le monde sait que ces suppléments ne vont pas dans la poche des médecins et contribuent substantiellement au financement des hôpitaux. Il faut donc veiller à ne pas mettre ce financement en péril. " Le MR exige que les médecins sachent au niveau de leur rétrocession à l'hôpital quels frais couvrent quoi. Mais sans vouloir en faire une condition sine qua non.
Bacquelaine ajoute que cette mesure rompt gravement le principe même du système conventionnel. " Quel intérêt de signer une convention garantissant pour les médecins qui y adhèrent le respect de tarifs et en contrepartie la liberté d'honoraires pour les autres si aucun supplément n'est plus permis ? C'est pourquoi, nous resterons inflexibles quant aux suppléments d'honoraires dans les chambres uniques. Sinon, on peut dire adieu au système conventionnel et on met définitivement à mal le financement hospitalier. " A cet égard, les Mutualités chrétiennes proposent comme hors-d'oeuvre de les limiter à 100% mais tout le monde sait que la suppression est inscrite dans les astres.