L'Absym dénonce une fixation autoritaire par le politique
L'Absym a dénoncé jeudi la volonté de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Laurette Onkelinx, de mettre fin aux suppléments d'honoraires dans les chambres doubles et communes des hôpitaux, évoquant une "fixation autoritaire des honoraires médicaux par le politique" et s'interrogeant sur l'avenir de la concertation médico-mutualiste à l'égard de laquelle elle dit rester ouverte.
La presse annonçait en début de semaine la décision de la ministre de déposer au Conseil des ministres un projet de loi érigeant l'interdiction des suppléments d'honoraires en chambres doubles et communes, un acte salué par un certain nombre d'acteurs, mutualistes notamment.
Evoquant une "agression violente" à l'égard du corps médical, le syndicat craint que "cette première attaque" ne soit suivie d'autres touchant aux honoraires de biologie clinique et d'imagerie médicale, aux honoraires en chambres individuelles voire aux honoraires des consultations privées. Il menace d'inviter les médecins à entreprendre des actions.