Les autorités lancent une campagne contre l'abus d'examens d'imagerie médicale
L'abus de scanners, de radios et autres CT-scans nuit à la santé en raison des radiations qui y sont liées. Fort de cette conviction, le SPF Santé publique a donné le coup d'envoi, ce jeudi, à une campagne destinée à encourager le bon usage de l'imagerie médicale.
En moyenne, chaque Belge subit un examen radiographique par an; 1 sur 5 passe un examen tomographique (CT-scan) et 1 sur 20, une IRM. "C'est plus que dans les pays voisins et c'est une charge de radiation relativement élevée. Un Belge reçoit ainsi 1,5 fois plus de radiations en moyenne qu'un Français et jusqu'à 3 fois plus qu'un Néerlandais", a expliqué le président du collège d'imagerie médicale, le docteur Christian Delcour.
"Nous sommes dans un système de médecine de riches: dès que les gens ont mal, ils réclament une radio. Or, quand il y a irradiation, il y a risque", a-t-il ajouté en soulignant qu'entre 2001 et 2009, la dose d'irradiation causée par des examens diagnostiques a augmenté de 17 pc.
C'est dans ce contexte que les autorités publiques ont lancé, ce jeudi, la campagne "Les images médicales ne sont pas des photos de famille. Pas de rayons sans raisons", destinée tant au grand public qu'aux spécialistes.
Centrée sur le site web www.pasderayonssansraisons.be, cette campagne vise notamment à responsabiliser les patients et les médecins prescripteurs afin d'éviter les examens inutiles. "Nous souhaitons informer la population sur l'importance d'un bon usage de l'imagerie médicale mais aussi sur les risques en cas d'utilisation superflue de radiations ionisantes", a pour sa part résumé la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx.