En Belgique, les consommateurs de drogue tentés par les cocktails
Le nombre de consommateurs combinant plusieurs drogues a doublé en quinze ans. L'augmentation atteint quarante à soixante pour cent pour les consommateurs de drogues en traitement contre leur addiction. Au plus le mélange de drogues dure longtemps, au plus les toxicomanes rencontrent régulièrement des problèmes psychiques.
Pour remédier à ceux-ci, les chercheurs des universités de Gand et d'Anvers ainsi que de l'ULB ont plaidé lundi pour une meilleure collaboration entre les services d'aide psychologique et les centres de désintoxication. Les combinaisons de drogues les plus courantes sur une période de 24 heures sont l'héroïne avec l'alcool, ainsi que des mélanges entre opiacés, cannabis, alcool et stimulants.
En 1997, 35 à 40% des consommateurs de drogues combinaient plusieurs produits. En 2010, ce chiffre atteignaient 65 à 80%. "Nous ne pouvons cependant pas vraiment parler de doublement", indique le professeur Wouter Vanderplasschen de l'université de Gand. "Le recensement est peut-être plus élevé parce que les services de soins y prêtent désormais plus d'attention et que les consommateurs hésitent moins à demander de l'aide."
L'utilisation multiple de drogues est devenue la règle grâce à la meilleure disponibilité des drogues légales et illégales. Cette tendance touche autant les consommateurs en traitement que ceux qui se droguent pendant leurs sorties.
Bien que le lien entre addiction et problème psychiques est fort chez ce genre de consommateurs, les services d'aide n'y prêtent pas systématiquement attention. "Il faut dès lors une meilleure collaboration entre les services d'aides psychologiques et les centre de désintoxication afin d'offrir une aide continue et intégrale", estime le professeur Vanderplasschen.