La Mutualité socialiste veut ouvrir le débat sur l'euthanasie
Pour la MS, " les propositions de loi déposées par le Sp-A visant à ouvrir la portée de la loi sur l'euthanasie aux personnes démentes ou plongées dans un état d'inconscience prolongé et aux mineurs méritent d'être étudiées et débattues ".
Ce débat ne peut toutefois pas déboucher sur les droits actuels mais tenir compte des problèmes qui se posent actuellement. La MS/Solidaris en distingue une série :
-le refus de certains hôpitaux, maisons de repos et/ou de services de soins à domicile de répondre à une demande d'euthanasie ;
-le délai de réponse du médecin refusant la demande qui peut être long ;
-la procédure de reconduction de la déclaration anticipée très contraignante ;
-la conservation de la déclaration anticipée ;
-un recours excessif à la sédation contrôlée terminale ;
-la prise en compte de demandes émanant d'autres catégories de personnes (par exemple minorité prolongée, handicap mental profond, ...) ;
Enfin, la MS remarque que la loi n'est pas assez connue, notamment le fait qu'un médecin peut parfaitement refuser une demande d'euthanasie mais doit à ce moment-là transmettre le dossier à un confrère. Par ailleurs, le document de déclaration d'euthanasie (par lequel le déclarant mandate une personne de confiance qui est tenue de faire valoir le choix du déclarant, au cas où il ne serait plus en mesure de s'exprimer) est lui aussi méconnu.
En tout état de cause, conclut la mutualité de Jean-Pascal Labille, " la loi actuelle est une loi de liberté, qui permet à des conceptions très variées de la vie et de la dignité de s'y retrouver sans s'imposer aux autres. C'est dans cet esprit qu'il convient de ouvrir les débats ".