La grève au CHPLT de Verviers mobilise un travailleur sur deux
Ce sont 750 membres du personnel du CHPLT -sur 1.400 travailleurs- qui étaient en grève jeudi pour protester contre les nouvelles restrictions budgétaires et de personnel prévues dans le plan de relance de l'institution hospitalière de Verviers. "Mobiliser un travailleur sur deux dans le secteur des soins de santé, c'est un signe fort", a commenté au terme de la journée le front commun CSC Services Publics-CGSP Admi et SLFP.
Les syndicats ont dû mettre au travail certains affiliés afin de faire fonctionner l'outil et d'assurer le service minimum prévu dans le cadre de cette action de 24 heures.
Quelque 500 personnes se sont rendues en cortège du CHPLT à l'hôtel de Ville de Verviers. Malgré le climat tendu et la présence policière dissuasive, les débats entre Claude Desama, président de l'Intercommunale du CHPLT, et les syndicats se sont déroulés de façon courtoise.
Les travailleurs du CHPLT ont ensuite rencontré le bourgmestre de Pepinster, qui a toujours dénoncé la gestion du CHPLT, ainsi que ceux de Spa et de Herve.
Les mandataires herviens ont contesté avoir accepté le plan de relance proposé par Claude Desama, qui dit avoir un accord unanime des bourgmestres, souligne-t-on de source syndicale. Le point est à l'ordre du jour du conseil communal de ce 25 juin.
Les syndicats ont insisté auprès des responsables communaux pour que ces derniers arrêtent de donner "des chèques en blanc" et qu'ils exigent plutôt "les comptes de l'hôpital".
Le dossier sera à nouveau évoqué la semaine prochaine en comité de concertation, convoqué en urgence par le président de l'Intercommunale.