Réforme décisive de la cardiologie
La réforme la plus importante de la législature. C'est ainsi que Laurette Onkelinx présente sa réforme de la cardiologie. Une mesure qui a fait couler beaucoup d'encre. Car l'offre de soins est très inégale sur le territoire belge et wallon et l'infarctus fait de nombreuses victimes en Belgique et en Europe.
A l'heure où nous écrivons ces lignes, tous les hôpitaux ont dû recevoir la circulaire de Laurette Onkelinx.
Que dit cette circulaire ?
La ministre veut premièrement limiter au maximum de temps d'intervention en situation d'urgence en améliorant les procédures d'intervention pour diminuer le nombre d'intervenants dans le cadre d'une collaboration en réseau. Et aller beaucoup plus vite puisque, comme le sait le public médical, plus court est l'intervalle entre le symptôme de l'infarctus et la prise en charge, plus grandes sont les chances de guérison sans lésion du myocarde.
Onkelinx veut en outre limiter les frais de transport inutiles et offrir des soins plus confortables pour le patient et ses proches en les rapprochant géographiquement. La ministre veut aussi des soins de meilleure qualité en fixant des critères de seuil d'activité plus élevés ainsi que des normes d'encadrement et d'équipements plus favorables.
L'enjeu pour les hôpitaux est colossal car l'offre de soins très inégale en Belgique. Souffrent notamment d'un manque d'encadrement le sud-Hainaut, le Luxembourg, la Flandre occidentale et la Campine anversoise, où l'offre est " rare ou inexistante ". Les patients de ses régions risquent de décéder par éloignement d'un hôpital. C'est ainsi que se justifie la ministre au quotidien l'Avenir, qui fait office de référence sur le site internet de la ministre. Elle y indique en outre que " la chirurgie cardiaque continuera à être réalisée uniquement dans les centres hospitaliers actuels (centre A). Mais pour les autres gestes ou soins, les hôpitaux qui répondront aux normes, pourront recevoir un agrément pour réaliser de la cardiologie d'intervention et de la cardio-chirurgie à différents niveaux. Ils seront divisés en trois niveaux selon les compétences de l'hôpital. Ce sont les centres B qui seront classés en trois niveaux selon le type d'intervention qu'ils pourront mener. "
Laurette Onkelinx veut également " lever le contentieux entre les hôpitaux universitaires et les autres ".
Deux conditions pour recevoir l'agrément : disposer d'au moins trois médecins spécialisés en cardiologie interventionnelle et justifier d'un potentiel d'au moins 750 patients par an.