Doublement des quotas en 2018
Pour la période 2014-2018, la ministre Laurette Onkelinx a proposé au conseil des ministres qui l'a approuvée un projet d'AR qui augmente nettement le quotas des médecins qui accèderont à un numéro Inami.
Cette décision se base sur des informations émanant de divers canaux représentants des universités, des associations professionnelles, des mutualités et d'experts. " Ceux-ci ont tenu compte de différents facteurs : les besoins dans certaines régions, les besoins de la population, les changements sociologiques du corps médical tels que le vieillissement, la féminisation de la profession et le travail en groupe. "
Ainsi, les quotas pour l'ensemble du pays passeront de 890 en 2012 à 975 en 2013, 1025 en 2014, 1.230 entre 2015 et 2017.
En 2018 qui comptera une double cohorte suite au passage à six ans de médecine, le quota est carrément doublé (2.460). Il revient ensuite à 1.230 en 2019 et 2020. 40% de ces quotas reviennent à la communauté française.
Concernant la médecine générale, les quotas montent respectivement à 300 (2008-2014), 360 (2015-2017), 800 (2018) et 400 (2019-2020), 40% revenant aux francophones.
La ministre s'est également penchée sur certaines spécialités en pénurie, comme les psychiatres infanto-juvéniles (20 entre 2008 et 2017 et après 2019, 40 en 2018), médecine aiguë (10, 40, 20) et gériatrie (40 et 20).
A moyen terme, la commission de planification devrait augmenter les quotas pour la psychiatrie adulte, l'endocrinologie et la gériatrie.
L'augmentation des quotas ne garantit pas évidemment que ceux-ci seront remplis.
Conformément à l'accord de gouvernement, celui-ci entamera une " réflexion globale du système " sur base des travaux en cours au sein de la commission de planification.
Il n'est donc pas question à ce stade de suppression du numerus clausus comme l'avait annoncé sans doute un peu vite la ministre de tutelle mais d'une adaptation des quotas à la hausse.