Le secteur pharmaceutique plaide pour que la Belgique reste attractive
Le secteur pharmaceutique a formulé mardi une série de propositions concrètes afin que la Belgique demeure attractive pour les études cliniques. Comme le montre une récente étude de PwC, notre pays fait face, à l'instar de l'Europe, à une tendance négative, si bien que la Belgique se trouve en situation de stagnation ces dernières années, indique pharma.be dans un communiqué.
"La Belgique possède des atouts majeurs en tant que pays hôte pour les études cliniques comme un excellent réseau médico-académique et figure dans le groupe de tête européen. Notre pays compte, en outre, le plus grand nombre d'implantations destinées aux études cliniques après les Etats-Unis", souligne l'Association générale de l'industrie du médicament.
"Cette position dominante" au niveau des études cliniques pour les nouveaux médicaments apporte également une contribution de poids à l'économie de la connaissance et génère de nombreux emplois et investissements dans notre pays, poursuit pharma.be.
Toutefois le coût des études cliniques dans les pays de l'Est et dans les pays asiatiques émergents est significativement plus bas qu'en Belgique, tandis que le recrutement des patients reste un défi dans notre pays.
Le secteur plaide ainsi pour des registres centralisés de patients et des campagnes de sensibilisation, d'une part, et des réseaux d'expertise constitués de chercheurs en vue d'échanger rapidement des connaissances, d'autre part. Une simplification administrative pourrait également accélérer significativement le lancement des études cliniques.
La Commission européenne révise actuellement la directive européenne sur les études cliniques en vue d'une plus grand harmonisation entre les Etats membres. La publication est attendue pour le 11 juillet au plus tôt.
"Le secteur pharmaceutique belge est favorable à cette harmonisation européenne, à condition qu'elle débouche sur une simplification administrative notable, tout en préservant les atouts actuels du système belge (...) comme les courts délais administratifs pour l'évaluation des demandes d'études cliniques", conclut le secteur pharmaceutique belge.