La Haute école Léonard de Vinci réclame une mesure urgente
La Haute école Léonard de Vinci a demandé mercredi aux ministres fédéral de la Santé, Laurette Onkelinx, et francophone de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, de prendre une mesure urgente en vue de réserver un minimum de 50 pc de places aux étudiants belges dans les études paramédicales.
La Haute école regroupe différents établissements, dont l'Institut Marie-Haps submergé par une marée d'étudiants français venus s'inscrire en logopédie. Elle demande aux deux ministres de prendre d'urgence une mesure "conservatoire" réservant un minimum de 50 pc des places aux étudiants belges dans les formations paramédicales. La mesure serait d'application pour l'année académique 2012-2013 avant le rétablissement d'un quota en 2013-2014.
"A côté de la logopédie, les formations d'audiologie, d'ergothérapie, de podologie-podothérapie et de sage-femme sont aussi concernées par cette problématique", a souligné la Haute école dans un communiquée.
L'établissement a décidé de postposer les décisions d'inscription en logopédie jusqu'au 20 août, dans l'attente de "mesures adéquates" prises par les ministres compétents.
"Sans une décision ministérielle, les auditoires du bachelier en logopédie de l'Institut libre Marie Haps seront peuplés à moins de 20% par des étudiants belges. Dans 3 ans, la pénurie de futurs diplômés belges en logopédie représentera un risque pour la santé publique Belgique francophone", a dénoncé la Haute école.