Une équipe de l'ULB réactive les cellules dormantes pour mieux les tuer
Une collaboration franco-belge menée par le docteur Carine Van Lint, de l'ULB, apporte lors de la XIXe conférence internationale sur le sida de Washington, la preuve que des inhibiteurs d'histone-méthyltransférases peuvent réactiver le virus dans des cellules réservoirs de patients, indique vendredi l'ULB dans un communiqué. L'objectif : réactiver ces cellules dormantes pour mieux les éliminer ensuite.
La stratégie vise à éliminer l'infection latente observée chez les patients dont la charge virale est pourtant bien contrôlée par les médicaments antirétroviraux. L'infection latente se traduit par un niveau de virus très bas dans des cellules appelées 'réservoirs' du VIH.
L'équipe du docteur Carine Van Lint cherche à réactiver ces cellules dormantes en vue de les éliminer. "C'est en effet en se multipliant qu'elles vont se démasquer et se présenter au système immunitaire spécialisé dans leur destruction", explique l'ULB.
L'équipe de chercheurs a démontré pour la première fois qu'une classe de molécules (les inhibiteurs d'histone-méthyltransférases) réactive l'expression virale in vitro dans des cellules réservoirs de patients sous traitement et dont la charge virale était indécelable depuis au moins un an.
La combinaison d'un inhibiteur d'histone-méthyltransférases avec un autre composé (soit l'inhibiteur de désacétylases SAHA , soit la prostratine) présente un potentiel de réactivation supérieur à celui des composés utilisés individuellement, ajoute le communiqué.
"Ces résultats constituent la preuve que les inhibiteurs d'histone-méthyltransférases ont un potentiel pour agir sur les cellules du réservoir dans le but de réduire efficacement le pool des réservoirs cellulaires infectés de manière latente par le VIH", conclut l'ULB.