Les hôpitaux publics de Paris misent sur une riche patientèle étrangère
Les hôpitaux publics parisiens sont en quête de riches patients du Moyen-Orient pour renflouer leurs caisses. L'information fait la "une" du Journal du Dimanche.
Selon le Journal du Dimanche, un accord a été signé entre une société du Moyen-Orient (Globemed) et l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-AH) pour de développer des "voyages-traitements" à l'attention de riches patients du Moyen-Orient.
L'opération devrait permettre de renflouer une partie du déficit des hôpitaux publics parisiens en appliquant à cette patientèle un peu particulière des tarifs plus avantageux.
Une opération qui s'apparente à celle lancée en 2007 par la FEB en collaboration avec une dizaine d'hôpitaux belges (Health Care Belgium) pour créer 50.000 emplois en Belgique.
Présente dans tout le Moyen-Orient, Globemed "servira d'intermédiaire entre les hôpitaux parisiens et les assurances privées ou publiques des Etats concernés. Limitée dans un premier temps avec le Moyen-Orient, la coopération pourrait ensuite être élargie à l'Asie, à la Russie et aux anciennes républiques soviétiques", souligne le JDD.
Le JDD a précisé également que l'AP-HP reçoit déjà chaque année quelque 7.500 patients étrangers. "Parmi eux: environ 2.300 malades payants de leur poche ou couverts par une assurance, souvent originaires du Maghreb et du Proche-Orient, attirés par la médecine de pointe française", rappelle le JDD.
En facturant les soins à un prix plus élevé que le tarif de la Sécurité sociale et en augmentant le nombre de malades concernés, l'AP-HP pourrait résorber une partie de son déficit, écrit le JDD.
"Il s'agira surtout de nous assurer des ressources supplémentaires pour pouvoir financer du matériel qu'on ne peut pas acheter aujourd'hui et pour améliorer les conditions de travail de nos équipes", a précisé Stéphane Fériaut à l'AFP. L'accord pourrait rapporter jusqu'à 20 millions d'euros par an, selon lui.
France 2 est revenue également lundi (JT de 20 h 00) sur cette "solution" pratiquée par d'autres institutions.
En principe, le patient français n'est pas lésé car ces patients étrangers ne représentent que 1% du total. Toutefois, Jean-Daniel FLaysakier, le médecin vedette de France Télévision, a précisé que cela impliquait de proposer à ces riches patients des chambres d'un luxe proportionnel. Et les hôpitaux français en sont loin. Ce ne sont pas des hôtels de luxe.