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"Près d'un indépendant sur 5 dispose de revenus inférieurs au seuil de pauvreté"

Au total, 18% des indépendants à titre principal vivent avec 833 euros par mois, soit un montant inférieur au seuil de pauvreté fixé à 973 euros, a indiqué lundi le Syndicat neutre pour indépendants (SNI).

14 août 2012

Le fiscaliste Michel Maus (qui estime par ailleurs les conséquences de la fraude fiscale à 26 milliards de manque à gagner pour l'Etat) pointe cependant du doigt le travail non-déclaré qui permettrait aux indépendants de rehausser leurs revenus. Selon la ministre des Indépendants, Sabine Laruelle, un nouveau système de perception des cotisations sociales doit être mis en place en 2014.

Le SNI a examiné les revenus des indépendants sur lesquels les cotisations sociales sont prélevées. "Ces chiffres peuvent être exacts", réagit Michel Maus. "Mais si ces indépendants se trouvent réellement en deçà du seuil de pauvreté, ils peuvent toujours recourir aux aides sociales. Or, je doute qu'il y en ait beaucoup dans les statistiques du CPAS". Selon le fiscaliste, ce sont surtout les "petits indépendants classiques" qui se permettent de faire du noir.

Le SNI plaide pour que les indépendants payent leurs cotisations sociales en fonction des revenus engrangés pendant l'année en cours, et non plus sur base des revenus des trois dernières années. "Cette façon de faire correspond davantage à la manière dont les entreprises tournent", affirme Michel Maus, qui soutient la proposition du SNI. Ainsi, une entreprise peut obtenir d'excellents résultats une année, puis décliner l'année suivante par exemple.

La ministre des Indépendants, Sabine Laruelle (MR), veut également se débarrasser du système actuel de perception des cotisations sociales. Cependant, les organisations d'indépendants ne parviennent pas à se mettre d'accord sur un système adéquat. Un comité de monitoring se chargera d'apporter la meilleure solution à la fin de l'année. La ministre souhaite que le nouveau système entre en vigueur à partir de 2014.

"Les indépendants ne recourent pas aux aides du CPAS parce que c'est un tabou et une question de fierté", explique-t-on au cabinet de la ministre. "Les indépendants considèrent qu'un échec professionnel est une faute personnelle". La ministre reconnaît enfin le problème de pauvreté et admet qu'une fausse image circule souvent au sujet des indépendants.

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