TDS diabète de type 2 : un anniversaire discret
Trois ans après leur lancement officiel, le 1er septembre 2009, le bilan concernant le succès des trajets de soins diabète de type 2 reste mitigé. Il est, de surcroît, extrêmement variable d'une région à l'autre du pays.
Les néerlandophones, rappelons-le, ont été prompts à mettre en place deux projets pilotes - à Alost et Louvain - bien avant les francophones, impliquant ainsi une série de généralistes qui ont continué de proposer ces trajets de soins (TDS) à leurs patients, poussés dans le dos, il est vrai, par les initiateurs du projet. En revanche, en Wallonie, leur implantation a pris beaucoup de retard. " Néanmoins, dans quelques régions le projet s'est bien développé, observe le Dr Jean-Claude Daubresse, ancien président de l'Association belge du diabète. Notamment, la nôtre, à Charleroi, avec le Réseau multidisciplinaire local (RML), où le nombre de dossiers compte parmi les plus importants dans le sud du pays. Par ailleurs, Namur commence à bien se développer. Toutefois, du côté de Liège, la mise en place des TDS a certainement pâti d'un retard important faute de plus d'enthousiasme, au départ, parmi les spécialistes. Il s'agit en effet d'un système de prise en charge qui réclame au préalable pas moins de quatre signatures (celle du généraliste, du patient, du spécialiste qu'il choisit et du médecin-conseil) et lorsqu'un spécialiste refuse, c'est embêtant... ".