L'ADN pourrait confondre le coupable, mais...
Wieslaw Wisniewski (41 ans), ouvrier de nationalité polonaise, est accusé, devant la cour d'assises de Bruxelles, du meurtre du docteur Suzanne Timmerman (53 ans) pour faciliter le vol, commis à Uccle en juin 2008. Mardi, l'expert Dieter Deforce a expliqué devant la cour que les traces de l'ADN de l'accusé retrouvées sous les ongles de la victime étaient intenses et donc récentes.
"J'ai conclu que les traces ADN de M. Wisniewski devaient dater plutôt du 3 juin 2008 que du 20 mai 2008 parce que les traces étaient dominantes", a rapporté l'expert. "Mais il est impossible de dater une trace ADN", a-t-il précisé.
L'accusé, lui, prétend qu'il n'est pas allé, le 3 juin 2008, jour du drame, chez la victime. Il soutient qu'il s'y était rendu pour la dernière fois fin du mois de mai, alors qu'il effectuait des travaux dans cette maison pour le compte d'un entrepreneur.
La victime, Suzanne Timmerman, avait été retrouvée étendue dans une marre de sang le 3 juin 2008, à son domicile, avenue Brumard à Uccle. C'est son époux, le docteur Christian Dupre, qui avait découvert le corps, vers 17h.
La dame était décédée de trois coups de couteau en région thoracique et présentait également des contusions et des plaies de défense aux mains. Plusieurs traces d'effraction avaient également été relevées dans le bâtiment et des objets avaient été volés, notamment des bijoux.
La police scientifique avait détecté l'ADN de l'accusé sous les ongles de la victime mais aussi sur des boîtes à bijoux aux différents étages de l'immeuble habité par le couple de médecins ainsi que par leur fille et le compagnon de celle-ci.
Pour tenter d'expliquer la présence de son ADN sous les ongles de Suzanne Timmerman, l'accusé avait raconté que celle-ci avait pu gratter le mur sur lequel il avait travaillé.
A cela, l'expert a répondu que, dans ce cas, il aurait été plus probable de retrouver l'ADN d'un habitant de la maison sous les ongles de la victime, comme son mari par exemple, qui vivait là chaque jour.
"Ce n'est pas en ayant travaillé trois jours sur place que l'on peut marquer plus de son ADN qu'un habitant des lieux je pense", a conclu l'expert Deforce.
L'audition des experts se poursuit mardi après-midi.