Le cap des 50% de médicaments bon marché franchi
Solidaris (Mutualité socialiste) publie son baromètre 2011. Cinq enseignements : hausse des médicaments bon marché, dépassement de la barre des 50% de bon marché, 80% des conditionnements sont des bon marché, seulement 7,8% des médicaments prescrits en DCI. Les médecins jouent donc le jeu au niveau des quotas puisque 9 MG sur 10 atteignent ou dépassent le quota de 50%.
Le baromètre 2011 des médicaments les moins chers de Solidaris est sorti de presse. Il débouche sur cinq enseignements encourageants pour la prescription bon marché en général.
1. En 2011, les médicaments entrant dans le remboursement de référence (les génériques/copies et originaux génériqués) représentent 62% des conditionnements délivrés (et 43% des remboursements) contre 59% en 2010 et 49% en 2008. "Cette évolution s'explique notamment par l'arrivée sur le marché de nombreux génériques en 2011 ", pointe Solidaris.
2. " En 2011, le taux de prescription de médicaments moins chers a dépassé la barre symbolique des 50% en volume. Ce taux de prescription représente 45,9% du total des conditionnements délivrés et 52% de la prescription exprimée en DDD. Il s'agit d'une progression de 10% en DDD par rapport à 2008. Mieux : lorsqu'il existe une alternative " bon marché " elle est prescrite huit fois sur 10. Les médecins sont donc très coopératifs lorsqu'il s'agit d'épargner le contribuable patient.
3. La majorité des prescripteurs atteignent leurs quotas de prescription de médicaments " bon marché ". " Ainsi, 9 généralistes sur 10 atteignent ou dépassent le quota de 50% de médicaments 'bon marché'."
4. Comme 80% des conditionnements disponibles en matière d'antibiotique et d'antimycosique appartiennent à la catégorie bon marché, le pharmacien dispose en théorie d'une alternative pour délivrer un conditionnement de cette catégorie (une obligation depuis mai 2012).
5. La DCI reste portion congrue puisqu'elle représente 7,8% des conditionnements prescrits et 6,9% chez les MG. Solidaris le regrette dès lors que " rien que pour la classe des IPP, une prescription systématique en DCI génèrerait 2,2 millions € d'économies pour l'assurance maladie et 1 millions € pour le patient ".
La Mutualité socialiste demande au gouvernement d'encourager la prescription selon la substance. Dans les principales gares wallonnes, la mutuelle va d'ailleurs mener une action de sensibilisation au sujet des médicaments moins chers.