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Fin du contingentement : effet d'annonce ?

Le CIUM (Comité interuniversitaire des étudiants en médecine francophones), qui revendique 9.000 étudiants en médecine, est perplexe quant à l'annonce de la ministre de la santé de supprimer certains quotas fédéraux dans les spécialités carencées par la pénurie. " Approche populiste à l'approche des élections communales " se demande le co-président du Cium, Jérôme Lechien.

1 octobre 2012

" Cela fait maintenant cinq années que la ministre [Onkelinx] est en place, cinq années où rien ne change alors que la première partie du cadastre [des médecins] nous a révélé une importante pénurie de médecins généralistes actifs ", note le Cium.

Le Cium, opposé par principe au numerus clausus, rappelle qu'en mars dernier, il mobilisait 700 étudiants devant le cabinet de la ministre à Bruxelles pour réclamer la suppression dudit NC. La ministre " nous a promis à l'époque un cadastre des spécialités afin d'adapter les quotas fédéraux. Depuis lors et une fois de plus, rien n'a été fait concrètement. Alors que les communales approchent à grand pas, la ministre multiplie les sorties presse sur ce dossier où l'emprise flamingante reste très forte. Nous nous interrogeons sur le but de ces sorties presse : est-ce une réelle volonté de changement ou un effet d'annonce populiste à l'approche des communales ? "

Le Cium regrette également l'approche " réactionnaire " de l'ABSyM. " Nous sommes déçus de constater que leur position n'a pas évolué au cours des 10 dernières années. Nous rappelons qu'elles ont été marquées par la multiplication des études scientifiques infirmant le principe de la demande induite par l'offre (principe fondateur du numerus clausus postulant qu'au plus le nombre de médecins augmente, au plus les coûts en soins de santé sont élevés). Quand nous constatons que d'après une récente étude, près de 80% des médecins généralistes estiment qu'il faut supprimer le numerus clausus, nous nous questionnons sur la réelle légitimité des positions adoptées par les syndicats médicaux tels que l'ABSyM. Enfin, sur la question de confier plus de responsabilités aux paramédicaux afin de combler la pénurie, le modèle hollandais a montré que cette solution n'est en rien le remède miracle à la gangrène qui affecte nos soins de santé. "

Et de rappeler ses arguments contre le NC : échec de la planification pour réguler les coûts, pénurie prochaine de MG vu le taux d'abandon des jeunes MG, nombre d'étudiants beaucoup plus nombreux que les quotas.

Le Cium réclame donc la concrétisation des " belles paroles de la ministre " en suppression réelle du NC. " Cela fait bien longtemps que la sonnette d'alarme est tirée et malheureusement trop longtemps que l'inactivité de la ministre de la santé prime sur les changements tant attendus pour nos soins de santé. "

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