Les mesures d'économie pèsent sur l'emploi en pharmacie (association pharmaceutique belge)
Les mesures budgétaires décidées ces derniers mois par le gouvernement fédéral pèsent lourdement sur l'emploi dans les pharmacies, souligne lundi l'association pharmaceutique belge (APB), évoquant le fait que 13% des pharmaciens ont dernièrement dû licencier du personnel.
Selon un sondage, auquel près de 900 pharmaciens ont participé (457 répondants néerlandophones et 441 répondants francophones), un pharmacien sur sept déclare qu'il a déjà dû licencier du personnel (pharmacien, assistant, personnel administratif ou autre). Et si la situation économique ne s'améliore pas à court terme, un pharmacien sur deux envisage de le faire.
En outre, plus de trois pharmaciens ayant participé à l'enquête sur sept ont réduit le nombre d'heures de travail de leur personnel et si la situation économique ne s'améliore pas à court terme, plus de la moitié des pharmaciens envisagent de le faire.
Enfin, le sondage montre que les travailleurs partant à la retraite ne sont souvent plus remplacés.
L'association pharmaceutique belge craint une vague de licenciements dans le secteur. "On percevait un bruit de fond mais depuis le mois de juillet, il s'est amplifié et est devenu une lame de fond", déclare Charles Ronlez, porte-parole de l'APB.
"Les pharmaciens ont été impactés de deux manières par les mesures budgétaires. Par des mesures sur les prix des médicaments et par des mesures touchant les honoraires", poursuit Charles Ronlez.
L'APB redoute également que les pertes d'emploi s'accompagnent de davantage de stress et d'une dégradation de la qualité de vie au sein de la profession ainsi que d'une diminution du conseil au patient.
L'APB compte 4.200 membres et représente 90% du corps pharmaceutique en Belgique.