Jusqu'à 44% des patients sont "fixés" à leur lit
Jusqu'à 44% des patients des hôpitaux sont "fixés" à leur lit ou ont leur liberté restreinte, selon une étude de la Karel de Grote-Hogeschool à Anvers. Il s'agit de patients qui ne souffrent pas de problèmes de santé mentale. Les chercheurs estiment que cette pratique est trop souvent utilisée et mettent en garde contre ses dangers.
Les patients sont parfois soumis à des mesures qui restreignent leur liberté de mouvement. "Les rails latéraux des lits sont parfois remontés. Environ 16% des patients sont attachés par une ceinture ou par leur poignet pour éviter de tomber du lit ou d'arracher leur sonde", explique Christine Ceulemans, coordinatrice du département soins de santé de l'école. La fixation des patients est principalement appliquée chez des personnes âgées ou déficientes visuelles.
"Mais, la pratique se produit trop fréquemment et trop drastiquement. Et, ce n'est pas sans danger. Par exemple, les rails latéraux sont relevés pour empêcher le patient de tomber mais un accident peut se produire si celui-ci doit aller aux toilettes la nuit", explique-t-elle. Les muscles peuvent aussi être atteints en cas de fixation trop longue.
"On ne connaît pas les chiffres exacts des incidents liés aux fixations. Mais, il est clair que la fixation peut causer d'importantes lésions et donc coûter de l'argent à la collectivité", ajoute-t-elle encore.