Laurette Onkelinx choquée par le "chantage odieux" de l'Absym
La ministre des affaires sociales et de la santé publique (en campagne électorale pour la mayorat de Schaerbeek...), condamne fermement les propos tenus ce matin par le Vice-Président de l'Absym et Directeur général médical du CHIREC, Jacques de Toeuf. " Ces propos sont totalement indécents ! Je ne puis accepter que l'on prenne les travailleurs et les patients en otage pour privilégier le train de vie de quelques médecins ! ".
La ministre (qui le restera même si elle ceint l'écharpe mayorale de Schaerbeek) refuse de jouer dans ce "chantage odieux" : " La comparaison avec la situation des ouvriers d'Arcelor est honteuse tout comme la menace de représailles vis-à-vis des travailleurs de la santé ! " Laurette Onkelinx fustige plutôt l'attitude " Mittalienne " de certains " qui préfèrent protéger le pré carré de quelques médecins spécialistes au détriment du personnel de santé. Des spécialistes qui peuvent gagner jusqu'à 800 euros par demi-journée de travail ! ".
Laurette Onkelinx dénonce l'instrumentalisation de l'Absym faite par Jacques de Toeuf pour défendre les intérêts de son propre hôpital : " Cette croisade pour défendre la cause de son hôpital - qui représente près de la moitié des suppléments d'honoraires réclamés dans tout le pays - est totalement indigne. Cette instrumentalisation pose question lorsque l'on constate que 90% des médecins ne réclament déjà pas ces suppléments d'honoraires en chambre à deux lits ". La ministre tient en outre à souligner que les honoraires restent libres lorsque le patient fait le choix d'une chambre à un lit.
Pour la ministre de la Santé publique - qui tient à rappeler que les factures hospitalières restent une des principales causes de surendettement - "la médecine à deux vitesses prônée par monsieur de Toeuf est en totale contradiction avec les principes mêmes qui guident notre système de protection sociale".