Le patient, un spécialiste de sa maladie
À condition d'être evidence-based, les soins autonomes peuvent jouer un rôle capital dans le cadre des maladies chroniques ; un coaching et un accompagnement judicieux doivent permettre d'enseigner au patient les bons comportements et le respect du traitement. Ce sont là les points de départ d'un projet de recherche novateur sur le télécoaching du diabète de type 2.
C'est l'Union Nationale des Mutualités Libres (MLOZ) qui est la cheville ouvrière de ce projet, organisé en collaboration avec les universités, les patients et les organisations de prestataires. L'idée initiale lui est venue d'Australie, où l'université de Melbourne a développé il y a 16 ans un système de télécoaching qu'elle a testé sur des malades cardiaques. " Le principe de base est de suivre les RBP et d'atteindre les valeurs-cibles qui y sont prévues ", explique Irina Odnoletkova, project manager en charge de l'innovation auprès des MLOZ. " Grâce au coaching, le patient apprend à poser lui-même des choix et à mieux comprendre les recommandations, ce qui l'aide aussi à mieux les respecter. Il devient ainsi un véritable expert de sa propre maladie. "