De graves lacunes dans l'accès aux soins
Le handicap et les décès prématurés attribuables à un problème de santé mentale sont responsables d'environ 13 % de la charge de morbidité à l'échelon mondial... et c'est particulièrement vrai dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, où respectivement 25,3 % et 33,5 % des années de vie avec un handicap sont attribuables à ces pathologies.
Les statistiques le démontrent : un plan d'action global en santé mentale est aujourd'hui indispensable - et c'est d'autant plus vrai que, à en croire l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il existe actuellement d'énormes lacunes dans l'accès au traitement. Même dans les pays à revenus élevés, 35 à 50 % des personnes atteintes de troubles mentaux sévères ne sont pas prises en charge... et dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, la situation est encore pire, avec respectivement 85 et 76 % de patients non traités.
Une vulnérabilité extrême
L'OMS dénonce également la stigmatisation dont sont fréquemment victimes les personnes atteintes de troubles mentaux et souligne la nécessité de travailler avec des groupes-cibles spécifiques pour faire évoluer l'image de ces pathologies dans l'opinion publique. De plus en plus de données confirment par ailleurs l'efficacité et l'efficience des interventions en santé mentale, en particulier chez les enfants et adolescents.