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Du contrat d'éducation à l'alliance thérapeutique

Face à un diabète de type 2, il faut s'inscrire dans une dynamique de prise en charge pluridisciplinaire, comme tendent à l'instaurer les trajets de soins. Ceci implique un contrat d'éducation qui va analyser les besoins du patient et une alliance thérapeutique qui est une manière d'être en relation plutôt qu'une manière de faire.

Thierry Goorden - 9 novembre 2012

Chef de Clinique au sein du service de diabétologie, nutrition et maladies métaboliques du CHU Sart Tilman de l'Université de Liège, le Dr Régis Radermecker admet qu'environ un patient sur trois n'est que partiellement compliant dans son traitement, prenant 40 à 80 % des doses prescrites avec une relative régularité des prises. Par ailleurs, un patient sur six est faiblement compliant, prenant moins de 40 % des doses prescrites de manière irrégulière.

Objectifs

Docteur Radermecker : " Cela pourrait mieux marcher, nous avons probablement une vision qui est encore trop centrée sur le soignant principalement ". D'où la nécessité, insiste-t-il, d'établir un contrat d'éducation avec le patient, et d'analyser également ses besoins. " D'une façon générale, on a un patient qui ne se plaint effectivement de rien et que nous devons motiver à prendre de nombreux traitements. Mais quels sont ses besoins ? Quelles sont ses attentes ?". C'est important de se poser la question, souligne-t-il, car cela va conditionner également le choix thérapeutique.

Les besoins du patient

Il faut donc connaître les besoins du patient et avec lui, compte tenu des éléments qu'on lui aura donnés pour expliquer la dynamique de prévention cardiovasculaire, fixer des objectifs pédagogiques : des objectifs de sécurité énoncés par les soignants et des objectifs individualisés, acceptés par le patient, avant d'évaluer le tout.

Alliance avec le patient

D'autre part, l'alliance thérapeutique est un peu le corollaire du contrat d'éducation. " On est tous acteurs, poursuit cet endocrino-diabétologue.

Le stimulant du benchmarking

" Il y a un autre paramètre qui vient du soignant, souligne ce chef de Clinique. Celui-ci va avoir un renforcement positif. Le benchmarking est une idée absolument géniale, pas du tout coûteuse à mon sens. C'est une notion qui vient du milieu de l'économie à la base. En médecine, c'est par exemple prendre des médecins qui suivent des patients avec des objectifs thérapeutiques et leur dire où ils se situent par rapport aux autres médecins. Ceci leur permettra de savoir s'ils font partie des 80 % qui ont les meilleurs résultats, ou au contraire s'ils font partie de la catégorie de ceux ayant des résultats qui peuvent être améliorés. C'est un profil qui peut les stimuler, une forme de renforcement positif qui va les aider à attendre l'excellence ou à tout le moins l'efficience.

Disease management

Selon le Dr Radermecker, il n'y a probablement pas d'autre voie possible que le Disease Management.

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