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Empagliflozine, une approche innovante et originale

L'empagliflozine est le dernier-né de la collaboration Lilly/Boehringer-Ingelheim dans le domaine du diabète. Il s'agit d'une molécule au mode d'action particulièrement original qui a déjà fait ses premières preuves sur le contrôle glycémique. Les études les plus récentes indiquent que cette nouvelle approche, l'inhibition des récepteurs SGLT2, nous réserve peut-être encore d'autres bonnes surprises.

9 novembre 2012

L'empagliflozine appartient à une classe de molécules récemment mise au point, celle des inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2). Ces récepteurs sont essentiellement exprimés au niveau du rein où ils sont responsables de la réabsorption du glucose qui passe le filtre glomérulaire. Grâce à ces récepteurs, ce glucose est réabsorbé à partir des tubules rénaux vers les cellules épithéliales tubulaires. En inhibant ces récepteurs, l'empagliflozine augmente l'excrétion rénale de glucose et peut ainsi contribuer à maintenir le contrôle glycémique, indépendamment, bien entendu, de la fonction des cellules bêta et des phénomènes de résistance à l'insuline.

Action sur la tension artérielle

Différentes études de phase II ont montré qu'un traitement avec l'empagliflozine permettait de réduire les taux d'HbA1c. Une des études consacrées à la molécule lors de l'EASD portait sur les résultats combinés de deux études de phase IIb (avec l'empagliflozine en monothérapie ou en 'add-on' avec la metformine) et analysait, outre son action sur le contrôle glycémique, l'effet de la molécule sur l'évolution de la pression artérielle et la réduction pondérale.1 Deux dosages étaient utilisés dans ces études : 10 mg et 25 mg une fois par jour. Les résultats montrent des réductions significatives de la pression systolique (~3 mmHg), après 12 semaines, par rapport au placebo, avec les deux dosages. Chez les patients avec une pression artérielle élevée au départ, la baisse de pression systolique observée était plus prononcée (jusqu'à 7 mmHg). À noter qu'aucune corrélation n'a été mise en évidence entre les modifications de la pression artérielle et l'évolution du poids corporel ou des taux d'hémoglobine glycosylée. Pour la pression diastolique une tendance à la baisse, toutefois non significative sur le plan statistique a été également mise en évidence. Référence :

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