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Traitement de la sclérose en plaques : de nouveaux traitements oraux validés

Aujourd'hui la sclérose en plaques se traite en sous-cutané ou en intra-musculaire par un immuno-modulateur (interféron) ou l'acétate de glatiramère. En cas de progression du handicap, un immunosuppresseur comme le natalizumab en iv ou le fingolimod per os est proposé. Que faut-il attendre de l'arrivée de nouveaux traitements oraux ?

23 novembre 2012

Dans le traitement médicamenteux de la sclérose en plaques (SEP), les voies d'administration sont multiples avec leurs avantages et inconvénients respectifs. Aux traitements par voies sous-cutanée ou intramusculaire, s'ajoutent maintenant des traitements oraux qui ont satisfait, époque oblige, aux nouvelles exigences, à savoir être inclus dans deux études de phase III, l'une devant confirmer l'autre et une étude comparative avec un agent de référence pour démontrer la non-infériorité ou une éventuelle supériorité du nouveau médicament.

Réduction du taux de récidive

Dans l'étude de phase III TEMSO2 (1.088 patients avec SEP récurrente (SEP-R), âgés de 18 à 55 ans, score EDSS = 5,5), on observe une réduction significative du taux de récidive annuel de 31 % par rapport au placebo (p < 0,0005). Le risque de progression du handicap sur 12 semaines est également significativement réduit de 30 % à la dose de 14 mg (p = 0,02) et de 24 % à la dose de 7 mg (p = 0,08). En IRM, le tériflunomide réduit l'impact de la maladie (volume total des lésions) de 39 % et de 67 % aux doses de 7 et 14 mg comparé au placebo.

Agir sur un facteur transcriptionnel

Le BG-12 (fumarate de diméthyle) s'ajoute à l'arsenal thérapeutique des traitements per os de la SEP récurrente-rémittente. C'est le premier composé dont l'action sur l'activation de la voie du facteur transcriptionnel Nrf2 a été prouvée, une voie qui selon des études antérieures, empêcherait la mort des cellules neuronales induite par le stress oxydatif, protégerait la barrière hémato-encéphalique et permettrait de préserver la myéline dans le SNC.

Un avenir prometteur

Aujourd'hui, les données pour les traitements per os sont prometteuses et la liste des molécules s'allonge. Aux BG-12 et au tériflunomide s'ajoute le fingolimod, déjà validé et homologué, le premier d'une nouvelle classe de médicaments appelés modulateurs des récepteurs de la S1P (sphingosine-1-phosphate). Son action est de maintenir certains globules blancs (lymphocytes) dans les ganglions lymphatiques, ce qui les empêche d'atteindre le système nerveux central où ils pourraient attaquer la myéline des fibres nerveuses.

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