La maltraitance durant l'enfance laisse des traces au niveau épigénétique
Les maltraitances au cours de la petite enfance provoquent chez ceux qui en sont victimes une vulnérabilité génétique, mais aussi un risque accru de suicide plus tard dans la vie.
C'est ce qu'il ressort de recherches récemment réalisées par Patrick McGowan (université de Toronto, Canada), qui était, le 9 novembre dernier, l'un des invités de la 3e conférence internationale Child Abuse & Neglect organisée à Louvain. L'événement a également été l'occasion de fêter les 25 ans d'existence du centre d'aide aux enfants victimes de maltraitance ( Vertrouwenscentrum Kindermishandeling) du Brabant-Flamand, dirigé par le Pr Peter Adriaenssens (KUL).
Réversible
Le message fondamental à retenir est néanmoins que, contrairement aux altérations de l'ADN, celles qui interviennent au niveau épigénétique sont potentiellement modifiables et réversibles - et ce en dépit de leur grande stabilité. " Il faudra y penser lors de la conception des études futures. Qu'est-ce qui différencie les personnes qui résistent bien à ce type de stress traumatique de celles qui y sont très sensibles ? Quels sont les facteurs environnementaux déterminants ? Et quelles sont les périodes de la vie où nous pourrions intervenir sur les mécanismes épigénétiques ? "