Tri préalable
Les chiffres le prouvent : certains antécédents sont susceptibles d'hypothéquer la revalidation du patient. Une partie des établissements ont donc décidé de mettre en place des critères d'admission.
Les centres de revalidation ne sont pourtant pas tous confrontés à ce genre de problème. Certains auraient-ils une autre tactique ? Le Dr Moonen pèse soigneusement ses mots avant de me répondre. " Dans notre établissement, nous avons à c£ur de donner véritablement une chance aux patients. Il semble toutefois que certains autres centres n'acceptent plus les personnes qui présentent certains antécédents et procèdent donc à une sorte de sélection préalable. Certains refusent même explicitement les sujets post-anoxiques ou qui présentaient déjà des problèmes de santé mentale ou de dépendance avant de tomber dans le coma, parce qu'ils savent pertinemment que ce sont surtout ces patients qui risquent de se retrouver dans une situation sans issue, même lorsqu'il est possible de les revalider. Nous avons également envisagé cette solution, mais nous avons finalement décidé après mûre réflexion que ce n'était pas acceptable d'un point de vue éthique. Et puis vous savez, parmi tous ces cas sans espoir, il y en aura toujours bien un qui ne s'en sortira pas trop mal, qui finira par atteindre un degré de revalidation suffisant... et ce patient-là, il a le droit qu'on lui donne une chance. "