L'Absym n'ira pas à la médico-mut lundi
Des contacts ont eu lieu entre l'Absym et le cabinet Onkelinx pour sortir de l'impasse et signer un accord. Mais les garanties très insuffisantes, du point de vue de l'Absym, ne permettent pas d'envisager de participer à la médico-mut de lundi sauf improbables éléments nouveaux demain.
Selon Michel Vermeylen, qui participait en tant que président de l'Association des médecins de famille au conseil d'administration de l'Absym hier soir, le cabinet Onkelinx a pris langue avec l'Absym sur les deux sujets qui fâchent : TP social obligatoire et interdiction des suppléments d'honoraires. " La ministre envisagerait d'abandonner l'obligation totale du TP social mais nous demande d'aller chercher l'avis de la médico-mut. Ce qui fait que si les mutuelles ne l'entendent pas de cette oreille, il n'y aura pas d'avis. "
Deuxième point : le cabinet Onkelinx a proposé des ouvertures en matière d'hôpital de jour mais le document, selon Vermeylen, contient l'interdiction des suppléments aussi en hôpital de jour. " Dès lors, nous n'irons pas à la médico-mut pour nous faire attaquer par les mutuelles. "
Vermeylen souligne que le combat de l'Absym, ce n'est pas " comme le publiera la presse flamande ", de défendre le beefsteak des spécialistes bruxellois, mais une question de principe. " Sur les 27 milliards de budget, la médico-mut a eu son mot à dire sur 0 €. S'il faut continuer à faire le singe en médico-mut et perdre notre temps, c'est non. Il y va également de notre crédibilité vis-à-vis de notre base. On est en train de briser les bases des accords de la Saint-Jean ! "
Enfin, Vermeylen fait observer que, sans les avertir eux les partenaires privilégiés, les Mutualités chrétiennes ont annoncé vouloir limiter à 100% les suppléments d'honoraires en chambre unique. " L'étape suivante est de les supprimer, cela coule de source. Pour nous, c'est non. "
Laurette Onkelinx a entendu la menace et réunira quand même lundi les partenaires s'ils le souhaitent. Ses armes? Le statut social et les innombrables aides à la pratique qui dépendent de son bon vouloir.