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"On ouvre la porte à la défédéralisation"

Le vice-président de l'Absym Jacques de Toeuf a répété mardi matin sur La Première que l'association qu'il représente ne se rendra pas à la réunion organisée par la ministre des Affaires sociales Laurette Onkelinx. Selon lui, s'il n'y a pas d'accord médico-mutualiste, cela n'aura pas beaucoup d'effet à court terme mais à long terme on "ouvre la porte à une défédéralisation".

11 décembre 2012

L'Absym a refusé la semaine dernière d'entrer en négociation pour la conclusion d'un nouvel accord médico-mutualiste. Le principal syndicat de médecins reproche à la ministre de vouloir imposer par la loi l'élargissement du tiers payant social et, conformément à l'accord de gouvernement, interdire les suppléments d'honoraires dans les chambres à deux lits.

Mme Onkelinx a vu lundi séparément les acteurs de la médico-mut et leur a fixé un rendez-vous ensemble ce mardi à 9h30. Elle leur fera la synthèse de la position des uns et des autres et leur expliquera ce qui selon elle pourrait permettre de dégager un consensus. Il appartiendra ensuite au président de la Commission mutuelliste de convoquer une nouvelle réunion de celle-ci.

Toutefois, l'Absym ne participera pas à la réunion au cabinet des Affaires sociales. "Nous avons l'impression de ne pas avoir été entendus", a dit mardi matin M. de Toeuf. "Qu'on ramène le débat dans la médico-mut", a-t-il ajouté.

Il a réexpliqué le point de vue de l'Absym en soulignant que les suppléments d'honoraires servent en grande partie au financement de l'hôpital où les médecins qui les pratiquent travaillent tant pour l'achat d'outillage que pour la rémunération du personnel. Il a aussi insisté sur "le fait que le patient qui veut être soigné au tarif peut l'être".

M. de Toeuf a aussi directement mis en cause le rôle des mutuelles et plus spécialement les mutualités chrétiennes. Les mutuelles vendent des assurances hospitalisation dont certaines ne couvrent que les suppléments en chambre à 2 lits. "Une interdiction de ces suppléments serait une excellente chose pour elles".

Selon lui, s'il n'y a pas d'accord médico-mutualiste, cela n'aura pas de grandes conséquences dans l'immédiat. Mais il met en garde: "c'est la conception même de l'assurance-maladie qu'on remet en cause. Si l'INAMI n'est plus nécessaire, on ouvre la porte à la défédéralisation après 2014".

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