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Les gros prescripteurs ? Moins d'un pourcent !

Face aux arguments de l'ABSyM, la ministre Onkelinx tente de se dédouaner en rappelant que le contrôle des prescriptions superflues ou inutilement onéreuses annoncée hier s'effectue depuis 2002 sous l'égide de commissions de profil majoritairement composées de médecins.

11 décembre 2012

" Il s'agit d'une procédure longue qui donne la possibilité au médecin d'adapter à tout moment son comportement ou de convaincre de la légitimité de son profil de prescription. Il n'est donc aucunement question pour les médecins de stopper dans l'urgence des traitements prescrits depuis des années comme le prétend l'Absym. "

Les médecins se sentent toutefois " embedded " par une procédure qui, rappelons-le, se déroule en 5 temps :

1. Un feedback individuel est envoyé chaque année par l'Inami sur les prescriptions réalisées. Il a pour objectif de donner à chaque médecin un aperçu de son comportement prescripteur en général sous la forme d'un récapitulatif. Le feedback de 2012 se concentrera sur les médecins qui prescrivent " un volume anormalement élevé ".
2. Les commissions de profils identifient les "gros prescripteurs" et l'Inami leur adresse un courrier leur demandant de s'expliquer.
3. Le dossier est ensuite transmis au Service d'Evaluation et de Contrôle Médicaux (SECM) de l'Inami qui peut décider, le cas échéant, d'une mise sous monitoring pour 6 mois. Le SECM est très craint par les médecins en raison de méthodes pour le moins policières (l'inspecteur du SECM a dans ses attributions de débarquer à n'importe quel moment chez un médecin lorsqu'il soupçonne une fraude, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, du moins dans un premier temps).
4. Au terme de ce monitoring, son profil est comparé à celui des autres médecins. Le SECM lui demandera de se justifier s'il constate que son comportement prescripteur est hors norme. Le médecin concerné aura l'occasion de se défendre et d'expliquer par exemple que sa patientèle est exceptionnellement âgée ce qui explique la prescription de traitements chroniques en masse.
5. Le SECM pourra décider ensuite, s'il estime que le comportement du médecin ne se justifie pas, de saisir la Chambre de Première Instance qui pourra lui imposer une amende administrative allant de 500 à 50.000 euros. Là, cela risque de se corser.

Mais comme le rappelle la ministre, les médecins qui prescrivent " vraiment trop " sont moins d'un pourcent. Pendant la procédure susdite, " ils auront tout le temps pour adapter leur comportement et proposer des alternatives à leurs patients (meilleure hygiène de vie, pas d'antibiotiques inutiles, etc.). "

Economie attendue ? 6,25 millions en 2013.

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