PremiumRhumatologie

Le traitement peut-il prévenir les lésions structurelles en cas de SpA ?

Une fois le diagnostic posé, comment traite-t-on les spondylarthropathies (SpA) pour éviter ou retarder les lésions structurelles ?

Dr Michelle Cooreman - 13 décembre 2012

Les AINS constituent la pierre angulaire du traitement de la spondylarthrite ankylosante (SA).

En continu ou par intermittence ?

Une analyse des données de la cohorte allemande de spondylarthrite a récemment confirmé qu'une forte dose d'AINS pendant 2 ans entraîne une moindre progression de la maladie par rapport à une faible dose.1 Mais cet effet est nettement moins prononcé dans le groupe atteint de SpA axiale non radiographique, qui correspond aux stades précoces, et ce, probablement parce que le seul et unique facteur prédictif de l'ankylose est la présence initiale de syndesmophytes. "Chez les patients qui ne présentent pas d'inflammation (CRP normale) ni de syndesmophytes initiaux, l'efficacité des AINS ne joue aucun rôle. Par contre, les personnes qui présentent déjà des syndesmophytes et qui sont prédisposées à en développer davantage (en raison de l'inflammation) présenteront, grâce au traitement par fortes doses d'AINS, une progression radiographique moins rapide que les patients qui prennent des AINS par intermittence. L'étude célécoxib révèle les mêmes résultats. 2 "

Qu'en est-il des anti-TNF ?

Les quatre anti-TNF actuellement enregistrés induisent des réponses ASAS40 à 24 semaines comprises entre 39 et 47 % en cas de SA. Et ceci se maintient dans le temps. Le Dr Filip Van Den Bosch (UZ Gent) a déclaré : " Dans notre propre cohorte, nous disposons actuellement d'un suivi de 8 à 12 ans avec des anti-TNF, lesquels sont associés à une bonne efficacité. En cas de traitement chronique, on constate une bonne réponse du point de vue de l'activité de la maladie et des paramètres fonctionnels. Mais après deux ans, les résultats de la cohorte OASIS ne montrent pas de différence du point de vue des lésions structurelles avec les anti-TNF par rapport à un groupe témoin historique. La raison la plus simple est que les voies de l'inflammation et de l'ankylose sont différentes. " Une autre explication peut être la manière dont on détermine les lésions. Le " modified Stroke Ankylosing Spondylitis Spinal Score " (mSASSS) fait la distinction entre 0 = normal, 1 = érosion et sclérose (lésions débutantes), 2 = syndesmophytes évidents et 3 = syndesmophytes vers la vertèbre suivante. Les données des études sur les anti-TNF et la cohorte OASIS ne donnent cependant pas cette subdivision. Et il existe probablement différents mécanismes qui jouent dans ces différents stades. En outre, il peut y avoir de fortes différences individuelles. Il se peut également que l'on fasse les observations trop tôt. " Dans le cadre d'une étude allemande, ce n'est après 4 ans que l'on a constaté une progression significativement plus lente du mSASSS dans le groupe traité par anti-TNF et cette différence était d'autant plus significative dans le sous-groupe qui présentait déjà des lésions initiales radiographiquement visibles. 3 "

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine