Une nouvelle échelle médico-sociale en préparation
Certains patients victimes d'une pathologie rhumatismale chronique peuvent bénéficier de nombreux avantages fiscaux, sociaux et financiers, mais il n'est pas rare que tant les malades que ceux qui les soignent soient passablement mal informés à ce sujet. En outre, les critères d'évaluation et de reconnaissance ne sont pas toujours très clairs... ni parfaitement adaptés à ce groupe de maladies.
L'année dernière, le premier volet du rapport rédigé par les experts du Fonds pour les Recherches Scientifiques en Rhumatologie (FRSR) s'était surtout attaché à la rédaction d'une série de documents concernant la promotion de la participation professionnelle, la réintégration des personnes victimes de pathologies rhumatismales chroniques, le bénévolat et les revenus de remplacement (http://www.frsr.be/publication/tous-actifs-même-avec-des-rhumatismes). La seconde partie, publiée tout récemment, s'intéresse surtout aux avantages fiscaux, sociaux et financiers dont les patients victimes de maladies rhumatismales chroniques peuvent déjà bénéficier à l'heure actuelle. Dans la mesure où l'évaluation et les critères de reconnaissance existants ne sont pas toujours adaptés à ces personnes, une nouvelle échelle médico-sociale est actuellement en cours de développement sous l'égide de la FRSR. Baptisé BRADA (Belgian Rheumatoid Arthritis Disability Assessment), ce nouvel outil dresse le tableau des limitations fonctionnelles spécifiques des personnes atteintes d'arthrite rhumatoïde, ce qui doit permettre à ces patients d'obtenir plus facilement, à l'intérieur du cadre de référence légal, les avantages auxquels ils ont droit. En 2013, un troisième volet s'intéressera aux prestataires non-médecins spécialisés en rhumatologie qui ont été formés à la gestion des cas d'invalidité.