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Ostéoporose : des notions nouvelles

Les nouvelles techniques comme la (VFA) et le (TBS) ont aujourd'hui leur place dans le diagnostic de l'ostéoporose aux côtés de l'évaluation du risque de chutes. Par ailleurs, on constate qu'il existe dans ce domaine un besoin bien réel de recommandations thérapeutiques, mais aussi qu'une sélection optimale du groupe-cible permet de traiter moins, mais de façon plus adéquate. Ce sont là quelques conclusions du symposium de deux jours organisé récemment à La Hulpe par la SRBR.

13 décembre 2012

La densitométrie osseuse à elle seule ne suffit pas à garantir un diagnostic adéquat de l'ostéoporose, souligne le Dr Stefaan Poriau (rhumatologue à l'AZ Alma à Sijsele et coorganisateur de l'événement). " Cet examen se borne en effet à mesurer la qualité de l'os, mais sans rien dire de l'architecture osseuse. L'importance de ce paramètre apparaît pourtant de façon de plus en plus claire, car l'ostéoporose s'accompagne non seulement d'une diminution de la masse osseuse, mais aussi d'une dégradation architectonique. "

Des recommandations s'il vous plaît !

Une seconde conclusion du symposium organisé à La Hulpe est qu'il serait urgent de définir et d'implémenter des recommandations pour le traitement de l'ostéoporose, explique encore Stefaan Poriau. " Il existe bien une directive rédigée par le Belgian Bone Club, mais il semble qu'elle reste méconnue et peu suivie : à ce stade, chacun fait un peu les choses à sa manière. S'ajoute à cela que les recommandations existantes reposent surtout sur le remboursement. Nous préférerions pouvoir nous baser sur les guidelines néerlandaises, qui s'appuient sur des algorithmes clairement définis. "

Dépassé

Troisième grand constat des spécialistes de l'ostéoporose réunis à La Hulpe : les critères de remboursement actuels sont dépassés. " Ils reposent exclusivement sur les résultats de la DXA et la densité minérale osseuse, alors que nous voudrions pouvoir cibler les vrais patients à risque sur la base d'une évaluation du risque total de fracture et fonder les critères de remboursement sur cette dernière ", explique le Dr Poriau. " Sur le plan budgétaire, nous sommes en outre persuadés que cette stratégie débouchera sur un recours moins fréquent mais plus judicieux aux traitements disponibles. "

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