Le Dr Denis Mukwege retournera le 14 janvier en République démocratique du Congo
Le gynécologue Denis Mukwege, réputé pour son aide aux femmes violées dans l'Est de la République démocratique du Congo, et qui avait dû s'exiler après une tentative d'assassinat à Bukavu (est), rentrera dans son pays le 14 janvier, a-t-on appris auprès de l'hôpital qu'il a fondé. "Le retour à Bukavu du docteur Denis Mukwege et de sa famille est prévu le lundi 14 janvier", annonce un communiqué de l'hôpital Panzi, fondé par le Dr Mukwege.
"C'est le docteur qui a pris cette décision en apprennant qu'il recevait de plus en plus de messages: il y a beaucoup de demandes de malades, de femmes qui réclament son retour", a précisé à l'AFP Ephraim Bisimwa, chargé de communication de l'hôpital Panzi.
Le gynécologue a échappé à une tentative d'assassinat le 25 octobre à son domicile de Bukavu, capitale de la province instable du Sud-Kivu (est). Cette agression avait provoqué de vives condamnations locales et internationales.
Après quelques jours d'exil en Suède, le médecin s'est rendu en Belgique, où il séjourne actuellement. "Dès que j'aurai une sécurité suffisante, mon projet est de retourner le plus tôt possible", avait-il indiqué début novembre.
L'hôpital de Panzi et la mission pentecôtiste suédoise pour le développement (PMU), qui finance l'action du médecin, demandent la participation "active et concrète" des autorités congolaises et de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) pour "garantir la sécurité de l'Hôpital, de ses équipes, de ses patients et du Docteur Denis Mukwege", souligne le communiqué.
Le Dr Mukwege a créé l'hôpital et la fondation Panzi pour aider les femmes violées dans l'Est de la RDC par des groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par certains soldats de l'armée. Chaque année, le programme de lutte contre les violences sexuelles reçoit 3.000 femmes.
Les activités du Dr Mukwege lui ont valu plusieurs nominations pour le Prix Nobel de la paix, et il a notamment reçu le prix de l'ONU pour les droits humains.
L'enquête se poursuit pour retrouver les auteurs de l'attaque.