L'ABSyM juge l'accord "acceptable"
L'Association belge des syndicats médicaux (ABsyM) a qualifié jeudi d'"acceptable" l'accord médico-mutualiste pour les deux années à venir conclu dans la nuit entre les médecins et les mutualités, assurant qu'elle avait réussi, "grâce à sa détermination" à répondre aux principales requêtes des médecins généralistes et spécialistes. "A la demande de l'ABSyM, les conditions de négociations d'un accord ont été rencontrées par des amendements au projet de loi sur l'accessibilité de soins de santé, publiée au Moniteur belge du 23 décembre", a souligné le président de l'association, le docteur Marc Moens dans un communiqué.
Grâce à l'intervention de l'ABSyM, le tiers payant social obligatoire n'est pas encore entré en vigueur le 1er janvier 2013 et n'entrera pas en vigueur avant d'avoir eu un débat approfondi au sein de la Commission nationale médico-mutualiste. De plus, l'ABSyM a obtenu que la loi amendée du 27 décembre crée la possibilité de conserver la situation actuelle en ce qui concerne les suppléments d'honoraires dans l'hôpital de jour, a-t-il ajouté.
Malgré le budget, qui n'augmente que de 3,43% par rapport à 2012, ce qui est inférieur à la somme de la norme de croissance légalement prévue (2%) et de l'index normal (2,76%), l'ABSyM est parvenue à répondre aux principales requêtes des médecins généralistes et spécialistes, se réjouit le Dr Moens.
Pour le généraliste, l'accord prévoit dorénavant que la création et le fonctionnement des nouveaux postes de garde ainsi que les postes existants ne devront pas être financés en partie par l'index. En outre, en ce qui concerne les consultations du soir entre 18 et 21 heures, une réévaluation d'1 euro a pu être obtenue pour les médecins généralistes qui désirent suivre leurs patients de manière plus personnalisée et ce après les heures courantes de travail et sans supplément de coût pour le patient.
Pour les spécialistes, une grande partie de l'index écrémé a servi à neutraliser les dépassements du budget 2012. Mais des revalorisations, de l'ordre de 13,5 millions d'euros, ont été obtenues pour un nombre limité de prestations en chirurgie, pour des consultations, pour les consultations au chevet de malades hospitalisés ainsi que pour l'échographie prénatale.