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Les Belges continuent à sous-estimer l'impact de leur comportement (Fondation)

Les Belges continuent à sous-estimer l'impact de leur comportement sur les risques de cancer, 43% d'entre eux considérant qu'un cancer est surtout provoqué par des facteurs externes, ressort-il du baromètre de la Fondation contre le cancer, établi sur base des résultats d'une étude Ipsos menée en janvier auprès d'un millier de personnes.

1 février 2013

"Ce sont pourtant bien nos propres modes de vie qui ont l'influence la plus marquée sur le risque de cancer, et l'on estime que 30 à 50% des cas pourraient être évités grâce à des choix de vie sains appliqués depuis l'enfance et maintenus tout au long de notre vie", souligne la Fondation dans un communiqué.

Selon les répondants, fumer du tabac (96%), les bancs solaires (94%), l'exposition non protégée au soleil (94%) et respirer de l'air pollué/des particules en suspension (90%) constituent les principaux facteurs de risque. "Nous connaissons tous certaines précautions à prendre afin de laisser le moins de chances possible au cancer, mais nous ne les appliquons pas forcément. Ainsi, 96% de la population sondée sait que le tabac cause le cancer mais environ un quart des Belges continue pourtant à fumer", poursuit la Fondation.

Cette dernière pointe également les "nombreuses idées fausses qui circulent encore autour du cancer", 62% des Belges interrogés pensant notamment que le stress peut contribuer à causer un cancer et 19% en étant même totalement convaincus. Même constat pour les organismes génétiquement modifiés ou la proximité d'une centrale nucléaire. Or, assure la Fondation, "aucune étude scientifique n'a pu jusqu'à présent démontrer que le stress, les OGM ou la proximité d'une centrale nucléaire pouvaient causer des cancers".

"Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Ce n'est pas en cherchant du côté des déodorants, du stress ou autres causes hypothétiques et farfelues que nous gagnerons du terrain face au cancer. Nous savons déjà comment diminuer les cancers de 30 à 50%: cela suppose une société sans tabac, sans abus d'alcool ou d'ultraviolets, sans kilos superflus et sans sédentarité. Est-ce faisable? La réponse dépend de chacun de nous", conclut le Dr Didier Vander Steichel, directeur médical et scientifique de la Fondation contre le cancer.

Le "baromètre du cancer" s'inscrit dans le cadre de la Journée mondiale contre le cancer. Consacrée cette année aux "mythes du cancer", cette journée aura lieu le 4 février.

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